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Canadians remain dangerously unaware of disinformation attacks, and the country needs an aggressive strategy to combat its corrosive effects.
That was the message from veteran broadcaster Kevin Newman to World Press Freedom Canada’s annual awards luncheon, held May 1 at Ottawa’s National Arts Centre.
Newman had a lengthy career as a newscaster, including stints as chief anchor at Global National and co-anchor at ABC’s Good Morning America.
Concerned about the growing flood of mis- and disinformation polluting our media ecosystem, he joined a group of researchers, fact checkers, journalists and military veterans as co-founder of GetFact.ca. GetFact volunteers review video and online content to check and verify what is being posted about Canada and its people.
There have been plenty of studies on mis- and disinformation, pointing to its pervasiveness on social media and its harmful effects on democracy, Newman said in his keynote remarks to the luncheon.
A recent Leger poll released on May 5 confirms this. The survey from April 29 to May 1, found that nearly one-fifth of Canadians believe that false information or misinformation had a major impact on the April 28 federal election.
Newman said it is time to move forward from studying the problem to erect defences against it.
Canada is the only NATO nation without a real disinformation strategy, he noted, and this has left Canadians largely oblivious to the mis- and disinformation that confronts them every day.
“I’ve been on too many panels about misinformation. We need to start doing something about it,” he said.
Newman is urging the federal government to “be as transparent with Canadians about misinformation attacks as it is starting to be about cyber-attacks and was during the election campaign.”
This transparency should extend to the news media, so that officials share with journalists when there is an increase in bot activity and why. He says the business executives need to know quickly when someone is trying to discredit their operations so they can respond.
Newman urged Canada to incorporate a military style approach and adopt an information war room “to recognize when unusual energy is being put around some of those conversations, elevating them and targeting Canadians.”
He said Canadians need tools to protect themselves from information warfare to build a “citizens’ resistance movement against misinformation.” These tools to fight back now include Get Fact, which now has 100 Canadians across the country working to assess whether there is factual basis for online posts.
Newman urged World Press Freedom luncheon attendees to support these disinformation tools and support the call for the government to prioritize information warfare to protect Canadians.
La population canadienne demeure dangereusement non informée des attaques de désinformation, et le Canada a besoin d’une stratégie énergique pour en combattre les effets corrosifs.
C’est le message que le vétéran de la télévision Kevin Newman a transmis au déjeuner annuel de remise des prix de Liberté de la presse Canada, qui a eu lieu le 1er mai au Centre national des Arts d’Ottawa.
Kevin Newman a eu une longue carrière de présentateur de nouvelles, notamment comme présentateur en chef du bulletin Global National sur le réseau du même nom et co-présentateur à l’émission Good Morning America sur le réseau ABC.
Préoccupé par le flot croissant de mésinformation et de désinformation qui pollue notre écosystème médiatique, il a cofondé GetFact.ca, réunissant des scientifiques, des spécialistes en vérification des faits, des journalistes et d’anciens combattants. Les bénévoles de GetFact examinent les vidéos et le contenu en ligne pour vérifier ce qui est publié sur le Canada et sa population.
« Beaucoup d’études sur la mésinformation et la désinformation montrent l’omniprésence de celles-ci dans les médias sociaux et leurs effets néfastes sur la démocratie », a dit Kevin Newman lors de son allocution au déjeuner.
Un récent sondage Léger publié le 5 mai le confirme. Le sondage mené du 29 avril au 1er mai a révélé que près d’une personne sur cinq au Canada croit que l’information fallacieuse ou la désinformation ont eu une incidence majeure sur les élections fédérales du 28 avril.
M. Newman a déclaré qu’il était temps de se prémunir contre ce fléau, plutôt que de continuer à l’étudier.
« Le Canada est le seul pays de l’OTAN à ne pas s’être doté d’une véritable stratégie contre la désinformation, et une grande part de la population ignore tout de la mésinformation et de la désinformation auxquelles elle est confrontée chaque jour », fait-il remarquer.
« J’ai participé à trop de tables rondes sur la mésinformation. Nous devons commencer à intervenir », dit-il.
Newman presse le gouvernement fédéral de « se montrer aussi transparent envers les Canadiens et Canadiennes sur les attaques de désinformation que sur les cyberattaques comme il commence à le faire, notamment pendant la campagne électorale ».
Les médias doivent aussi montrer cette transparence afin que les autorités informent les journalistes de l’activité accrue des robots et des raisons de cette augmentation. Selon lui, les dirigeants d’entreprise doivent être informés rapidement de toute tentative visant à discréditer leurs activités pour qu’ils puissent intervenir.
Newman a pressé le Canada d’adopter une approche militaire et d’établir une salle de crise de l’information « pour savoir repérer toute manœuvre inhabituelle qui vise à accentuer certaines de ces conversations, à les amplifier et à cibler la population canadienne. »
Il a mentionné que les Canadiennes et les Canadiens ont besoin d’outils pour se protéger contre cet arsenal de la guerre de l’information afin de créer un « mouvement de résistance citoyenne contre la désinformation ». Parmi ces outils, citons l’initiative Get Fact, qui compte maintenant 100 membres de partout au Canada qui travaillent à réévaluer la véracité des faits publiés en ligne.
Newman a invité les participants au déjeuner de remise de prix de Liberté de la presse à documenter l’utilisation de ces outils de désinformation et à appuyer la demande faite au gouvernement de faire de l’arsenal contre la désinformation sa priorité pour protéger la population canadienne.
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