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Shawn McCarthy is past president of World Press Freedom Canada.
WPFC President Heather Bakken gets pretty passionate when she talks about the critical role of a free and robust news media in Canada, and indeed, across the globe.
Two ideas defined Heather’s five years at the helm of World Press Freedom Canada:
Heather steps down as president this fall, although she’ll remain on the committee. (Next month, we’ll share news of her replacement.)
We sat down in her kitchen for a conversation about the threats to the news media, and the role of World Press Freedom Canada in advocating for press freedom and educating Canadians on what is lost when fact-based journalism withers and disappears.
“Freedom to report is really critical,” she said. “Our role is to support section 2b of the Charter of Rights and Freedoms, which is the freedom of thought, freedom of belief, freedom of opinion and freedom of expression. And that we have a free press as the underpinning for our freedoms, choices and way of life.”
“We are advocates for those rights — not for any one organization, public or private, but for having an independent media.”
Heather has spent much of her career in news, first as a producer, reporter and anchor at CBC, and later as deputy publisher and then publisher at iPolitics. She is a founding partner at Pendulum Group, a strategic advisory and communications firm in Ottawa.
Her consulting job and her WPFC volunteer work converge when concerns about press freedom overlap with concerns over geopolitical instability and global attacks on the news media by foreign actors seeking to undermine democracy.
World Press Freedom Canada was started in 1999 by a group of senior journalists and colleagues working out of the National Press Club. At that time, the key concerns were the threat of censorship, the lack of access to information at home and the stifling of a free press by authoritarian governments overseas.
Those remain important priorities. But add to them threats from AI, the spread of disinformation and the loss of journalists as the insidious impact of social media shrinks newsrooms. It’s hard to exercise robust press freedom when the market no longer pays for it.
As newsrooms shrank and consumers increasingly relied on social media for their information, we’ve seen a flood of misinformation and disinformation pollute the media ecosystem and further erode trust in fact-based journalism.
“We’re in a global information ecosystem. Technology has shrunk geography and compressed our timelines, and news media have struggled to respond,” Heather said.
In recent years, WPFC highlighted the threats posed by foreign adversaries intervening in our elections and politics by spreading disinformation. We have also called for greater scrutiny of the Alberta referendum campaign to highlight the role of foreign actors and influencers.
Last fall, we hosted an event on Parliament Hill on the threats and opportunities artificial intelligence poses to the news media. We highlighted the theft of copyrighted content by AI trainers — and called out the way search engines respond to queries with AI-generated content.
Working with a dedicated team of volunteers, Heather has overseen notable expansion of WPFC’s advocacy and education efforts. (She is the first to credit her colleagues on the committee for the hard work and volunteer time they put in.)
We launched this newsletter, initially as a bimonthly effort and now monthly.
Our press freedom awards lunch regularly attracts more than 300 guests, including parliamentarians, diplomats, journalists, business leaders and members of the public. We’ve added awards for local media and student journalists.
The luncheon is held annually, around May 3 which the United Nations General Assembly has designated as World Press Freedom Day. Heather expressed gratitude to our sponsors for the luncheon, including the Canadian Commission for UNESCO and the Canadian Bankers’ Association.
She’s also led the effort to engage the diplomatic community, especially from like-minded countries that are members of the Media Freedom Coalition.
For several years, she has persuaded an ambassador from an allied country to host a diplomatic reception in honour of World Press Freedom Day. The choice of partners has been intentional to reflect the urgency of the moment, she said.
We hosted Ukraine’s ambassador as a special guest at the luncheon in 2022, the year Russia launched its full-scale invasion. Sweden hosted a reception the year it joined NATO, and the Danish embassy stepped up this year at a time when U.S. President Donald Trump was threatening to take Greenland by force.
Threats to press freedom remain many and varied. Heather is handing off to new leadership an organization well-positioned to keep up the fight for a robust, independent news media that undergirds Canadian democracy.
Shawn McCarthy est l’ancien président de Liberté de la presse Canada.
La présidente de Liberté de la presse Canada (LPC), Heather Bakken, devient particulièrement passionnée lorsqu’elle parle du rôle essentiel d’un média d’information libre et vigoureux au Canada et, à vrai dire, partout dans le monde.
Deux principes ont marqué les cinq années de Heather à la tête de World Press Freedom Canada :
Heather quittera son poste de présidente cet automne, mais elle demeurera membre du comité. (Le mois prochain, nous annoncerons son successeur.)
Nous nous sommes entretenus avec elle dans sa cuisine au sujet des menaces qui pèsent sur les médias d’information et du rôle de Liberté de la presse Canada en matière de défense de la liberté de la presse et de sensibilisation des Canadiens à ce que nous perdons tous lorsque le journalisme fondé sur les faits s’affaiblit et disparaît.
« La liberté de faire du journalisme est vraiment essentielle », a-t-elle déclaré. « Notre rôle est de soutenir l’alinéa 2b) de la Charte des droits et libertés, qui garantit la liberté de pensée, la liberté de croyance, la liberté d’opinion et la liberté d’expression. Et le fait d’avoir une presse libre constitue le fondement de nos libertés, de nos choix et de notre mode de vie. »
« Nous défendons ces droits — pas ceux d’une organisation en particulier, qu’elle soit publique ou privée, mais le principe d’un média indépendant. »
Heather a consacré une grande partie de sa carrière à l’information, d’abord comme productrice, journaliste et présentatrice à la CBC, puis comme vice-éditrice et ensuite éditrice chez iPolitics. Elle est associée fondatrice de Pendulum Group, une firme de conseil stratégique et de communications établie à Ottawa.
Son travail de consultante et son engagement bénévole auprès de LPC se rejoignent lorsque les préoccupations relatives à la liberté de la presse recoupent celles liées à l’instabilité géopolitique et aux attaques menées à l’échelle mondiale contre les médias d’information par des acteurs étrangers cherchant à saper la démocratie.
Liberté de la presse Canada a été fondée en 1999 par un groupe de journalistes chevronnés et de collègues travaillant au National Press Club. À l’époque, les principales préoccupations étaient la menace de la censure, le manque d’accès à l’information au pays et la mise au ban de la presse libre par les gouvernements autoritaires à l’étranger.
Ces enjeux demeurent des priorités importantes. Mais il faut désormais y ajouter les menaces liées à l’intelligence artificielle, la propagation de la mésinformation et de la désinformation, ainsi que la disparition de journalistes à mesure que l’impact insidieux des médias sociaux entraîne une réduction des salles de rédaction. Il est difficile d’exercer une liberté de la presse vigoureuse lorsque le marché ne permet plus de la financer.
À mesure que les salles de rédaction ont rétréci et que les consommateurs se sont de plus en plus tournés vers les médias sociaux pour s’informer, nous avons assisté à une véritable avalanche de fausses informations et de désinformation qui a contaminé l’écosystème médiatique et érodé davantage la confiance envers le journalisme fondé sur les faits.
« Nous évoluons dans un écosystème mondial de l’information. La technologie a réduit les distances géographiques et accéléré nos échéanciers, et les médias d’information ont eu du mal à s’adapter », a fait valoir Heather.
Ces dernières années, LPC a attiré l’attention sur les menaces posées par des adversaires étrangers qui interviennent dans nos élections et notre vie politique en diffusant de la désinformation. Nous avons également demandé un examen plus approfondi de la campagne référendaire en Alberta afin de mettre en lumière le rôle d’acteurs et d’influenceurs étrangers.
L’automne dernier, nous avons organisé sur la Colline parlementaire un événement consacré aux menaces et aux possibilités que l’intelligence artificielle représente pour les médias d’information. Nous avons mis en évidence le vol de contenus protégés par le droit d’auteur par les systèmes d’IA utilisés pour leur entraînement et dénoncé la manière dont les moteurs de recherche répondent aux requêtes au moyen de contenus générés par l’IA.
Avec la collaboration d’une équipe dévouée de bénévoles, Heather a supervisé une expansion notable des activités de défense des droits et d’éducation de LPC. (Elle est la première à rendre hommage à ses collègues du comité pour le travail acharné et le temps bénévole qu’ils consacrent à l’organisation.)
Nous avons lancé cette infolettre, d’abord publiée tous les deux mois, puis désormais chaque mois.
Notre déjeuner annuel de remise des prix pour la liberté de la presse attire régulièrement plus de 300 invités, notamment des parlementaires, des diplomates, des journalistes, des dirigeants d’entreprise et des membres du public. Nous avons ajouté des prix destinés aux médias locaux et aux journalistes étudiants.
Le déjeuner a lieu chaque année aux alentours du 3 mai, date que l’Assemblée générale des Nations Unies a désignée comme la Journée mondiale de la liberté de la presse. Heather a exprimé sa reconnaissance envers les commanditaires du déjeuner, notamment la Commission canadienne pour l’UNESCO et l’Association des banquiers canadiens.
Elle a également dirigé les efforts visant à mobiliser la communauté diplomatique, en particulier celle des pays partageant les mêmes valeurs et membres de la Media Freedom Coalition.
Pendant plusieurs années, elle a convaincu l’ambassadeur d’un pays allié d’organiser une réception diplomatique en l’honneur de la Journée mondiale de la liberté de la presse. Le choix des partenaires a été délibéré afin de refléter l’urgence du moment, a-t-elle expliqué.
En 2022, l’année où la Russie a lancé son invasion à grande échelle de l’Ukraine, nous avons accueilli l’ambassadeur de l’Ukraine comme invité d’honneur à notre déjeuner. La Suède a organisé une réception l’année où elle a adhéré à l’OTAN, et l’ambassade du Danemark s’est mobilisée cette année, alors que le président américain Donald Trump menaçait de prendre le Groenland par la force.
Les menaces qui pèsent sur la liberté de la presse demeurent nombreuses et variées. Heather transmet à une nouvelle direction une organisation bien placée pour poursuivre la lutte en faveur d’un média d’information vigoureux et indépendant, un des fondements de la démocratie canadienne.
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