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In times of crisis, governments often sacrifice transparency for expediency and efficiency.
We saw it during the Covid-19 pandemic.
Public and private bodies were lacking in transparency with regards to the actions they took to combat the pandemic. Misinformation, dishonesty, self-promotion, fraud and waste all flourished to some degree in the prevailing secrecy.
Canada now faces an emergency over President Donald Trump’s economic attacks, threats and bullying. Federal and provincial governments need to be open with the public as this crisis unfolds; secrecy can undermine trust in government and thereby erode national solidarity.
With an election now in full swing, there is an opportunity for federal party leaders to commit to fix our transparency laws, especially the Access to Information Act.
The Liberals under Justin Trudeau came to power in 2015 promising major repairs to the Access to Information Act. They quickly discarded some of their election planks, and only half-delivered on others. The Liberals then lost all interest, and let the system wither and crumble.
Response times now are appalling – so much so that journalists are abandoning access-to-information in droves. Barrels of black ink are drained every week to censor the documents that make it out the door.
The Conservative leader, Pierre Poilievre, has promised faster processing and more transparency for access-to-information requests, though the details have never been spelled out. You also have to be wary of a former Harper cabinet minister who, when in office, acquiesced to the usual secrecy.
The flaws in the Access to Information Act have been studied to death. We already know what’s broken: too much material is captured by bogus “cabinet confidence” claims; departments have far too much discretion to delay their responses to requests; the information commissioner needs more teeth and more money directly from Parliament, rather than going cap-in-hand each year to the very government she policies. These and a few other changes have topped every user’s wish-list for years.
The election and its aftermath come at a fateful moment in Canada’s history. More than ever, Canadians need to have confidence in their leaders. Trust is earned through transparency. And that means fixing the laws that are supposed to provide it.
En temps de crise, les gouvernements sacrifient souvent la transparence au profit de la rapidité et de l’efficacité.
Nous l’avons vu lors de la pandémie de Covid-19.
Les organismes publics et privés ont manqué de transparence quant aux mesures qu’ils ont prises pour lutter contre la pandémie. La désinformation, la malhonnêteté, l’autopromotion, la fraude et le gaspillage ont prospéré dans une certaine mesure dans le secret qui régnait.
Le Canada est aujourd’hui confronté à une situation d’urgence en raison des attaques économiques, des menaces et de l’intimidation du président Donald Trump. Les gouvernements fédéral et provinciaux doivent faire preuve d’ouverture à l’égard du public au fur et à mesure que cette crise se déroule ; le secret peut miner la confiance dans le gouvernement et, par conséquent, éroder la solidarité nationale.
Alors que les élections battent leur plein, les dirigeants des partis fédéraux ont l’occasion de s’engager à corriger nos lois sur la transparence, en particulier la loi sur l’accès à l’information.
Les libéraux de Justin Trudeau sont arrivés au pouvoir en 2015 en promettant des réparations majeures à la loi sur l’accès à l’information. Ils ont rapidement abandonné certains de leurs projets électoraux et n’ont tenu qu’à moitié leurs promesses pour d’autres. Les libéraux se sont ensuite désintéressés de la question et ont laissé le système s’étioler et s’effondrer.
Les délais de réponse sont aujourd’hui épouvantables, à tel point que les journalistes abandonnent massivement l’accès à l’information. Des tonneaux d’encre noire sont vidés chaque semaine pour censurer les documents qui parviennent jusqu’à nous.
Le leader conservateur, Pierre Poilievre, a promis un traitement plus rapide et plus transparent des demandes d’accès à l’information, mais les détails n’ont jamais été précisés. Il faut également se méfier d’un ancien ministre du cabinet Harper qui, lorsqu’il était en fonction, a accepté le secret habituel.
Les lacunes de la loi sur l’accès à l’information ont été étudiées à fond. Nous savons déjà ce qui ne va pas : trop de documents sont capturés par de fausses demandes de « secret ministériel » ; les ministères ont beaucoup trop de latitude pour retarder leurs réponses aux demandes ; le commissaire à l’information a besoin de plus de mordant et de plus d’argent provenant directement du Parlement, plutôt que d’aller chaque année au gouvernement même qu’il dirige. Ces changements et quelques autres figurent depuis des années en tête de liste des souhaits de tous les utilisateurs.
L’élection et ses conséquences surviennent à un moment fatidique de l’histoire du Canada. Plus que jamais, les Canadiens ont besoin de faire confiance à leurs dirigeants. La confiance se gagne par la transparence. Et cela signifie qu’il faut modifier les lois qui sont censées l’assurer.
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