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President Donald Trump’s escalated attacks on the news media is raising concerns about the further erosion of press freedom in the final years of his presidency.
In the closing days of the 2026 mid-terms campaign, Trump lashed out at government insiders who leak sensitive information to journalists, and at the journalists who receive it.
Leakers, he told supporters at an Arizona rally, are “the scum of the Earth” and should be jailed for life or shot. He added, pointing to the media at the event, that the journalists are “almost as bad as a leaker” because they “leak false information.”
The threatening language against whistle-blowers and journalists should not be dismissed as empty rhetoric, Clayton Weimers, executive director for Reporters Without Borders, said in a telephone interview.
“A lot of people shrug it off as just Trump being Trump,” Weimers said.
The president used much of the same rhetoric against the news media during and after his first term: accusing journalists of reporting “fake news,” and dubbing them as “enemies of the people.”
Now, however, there are concerted attacks against press freedom across the government.
“We have an administration in power that is more hostile to a free press than any in modern history,” Weimers said.
The White House has refused press credentials to journalists and media organizations that report critically on the Trump administration. News staff from CNN, POLITICO and MS Now were banned from the White House in September. A federal judge restored their access, saying the Trump administration had practiced “unlawful discrimination” and violated First Amendment guarantees of a free press. The administration is appealing.
Weimers said Trump has also “weaponized” the Department of Justice and the FBI, as the two agencies pursued search warrants of journalists’ homes and seized their computers. Democratic administrations have also prosecuted leakers, but the Trump administration has expanded those efforts.
It has also defunded National Public Radio, PBS and the Voice of America, although Congress restored support for U.S. Agency for Global Media, which runs VOA.
The president has sued news organizations over articles he claimed to be false and defamatory. While CBS and ABC networks settled lawsuits, other actions appear to have gone nowhere.
Meanwhile, Trump’s appointee as head of the Federal Communications Commission, Brendan Carr, has threatened the broadcasting licenses of ABC and other networks over news coverage or programming critical of the president.
Trump has tried to avoid critical media coverage by launching his own social media site, Truth Social, a platform filled with raging rants, false claims and disinformation.
With this history of attacks on the free press, Weimers worries how Trump and those in his administration will react to electoral setback in the midterms.
He noted some advisers to the president have urged him to declare a state of emergency around the elections, which would include a clampdown on the news media.
“Trump looks at China and sees their total information control and propaganda as something to emulate, not something to guard against,” Weimers said, “And that’s alarming for me. Especially as we head into an election when Trump seems to feel more vulnerable and is therefore lashing out, which is what he does when he gets backed into a corner.”
L’intensification des attaques du président Donald Trump contre les médias suscite des inquiétudes quant à une nouvelle érosion de la liberté de la presse au cours des dernières années de sa présidence.
Dans les derniers jours de la campagne pour les élections de mi-mandat de 2026, Trump s’en est pris aux initiés du gouvernement qui divulguent des renseignements sensibles aux journalistes, ainsi qu’aux journalistes qui les reçoivent.
Lors d’un rassemblement en Arizona, il a déclaré à ses partisans que les auteurs de fuites étaient « la lie de l’humanité » et qu’ils devraient être emprisonnés à vie ou fusillés. Il a ajouté, en désignant les journalistes présents, que ceux-ci étaient « presque aussi mauvais que les auteurs de fuites », puisqu’ils « divulguent de fausses informations ».
Ces propos menaçants à l’endroit des lanceurs d’alerte et des journalistes ne devraient pas être considérés comme de simples paroles en l’air, a affirmé Clayton Weimers, directeur général de Reporters sans frontières, lors d’une entrevue téléphonique.
« Beaucoup de gens haussent les épaules en se disant que c’est simplement Trump qui fait du Trump », a déclaré M. Weimers.
Le président avait employé une rhétorique semblable contre les médias pendant et après son premier mandat, accusant les journalistes de diffuser de « fausses nouvelles » et les qualifiant d’« ennemis du peuple ».
Aujourd’hui, toutefois, les attaques contre la liberté de la presse sont concertées et se multiplient dans l’appareil gouvernemental.
« Nous avons au pouvoir une administration plus hostile à la liberté de la presse que toute autre dans l’histoire moderne », a affirmé M. Weimers.
La Maison-Blanche a refusé d’accorder des accréditations de presse à des journalistes et à des médias qui couvrent l’administration Trump de façon critique. En septembre, les journalistes de CNN, de POLITICO et de MS Now se sont vu interdire l’accès à la Maison-Blanche. Un juge fédéral a rétabli leur accès, estimant que l’administration Trump avait fait preuve de « discrimination illégale » et violé les garanties de liberté de la presse prévues par le premier amendement de la Constitution américaine. L’administration a porté cette décision en appel.
Selon M. Weimers, Trump a également « instrumentalisé » le département de la Justice et le FBI, qui ont obtenu des mandats de perquisition visant les domiciles de journalistes et saisi leurs ordinateurs. Des administrations démocrates ont elles aussi engagé des poursuites contre des auteurs de fuites, mais l’administration Trump a intensifié ces efforts.
Elle a également supprimé le financement de National Public Radio (NPR), de PBS et de Voice of America (VOA), bien que le Congrès ait rétabli le soutien financier à l’Agence américaine pour les médias mondiaux (USAGM), qui supervise VOA.
Le président a intenté des poursuites contre des médias au sujet d’articles qu’il jugeait faux et diffamatoires. Si les réseaux CBS et ABC ont conclu des règlements à l’amiable, d’autres poursuites semblent n’avoir abouti à rien.
Par ailleurs, Brendan Carr, nommé par Trump à la tête de la Federal Communications Commission (FCC), a menacé de révoquer les licences de diffusion d’ABC et d’autres réseaux en raison de leur couverture de l’actualité ou de leurs émissions critiques envers le président.
Trump a tenté de contourner la couverture médiatique critique en lançant son propre réseau social, Truth Social, une plateforme où abondent les diatribes virulentes, les affirmations mensongères et la désinformation.
Compte tenu de ces nombreuses attaques contre la liberté de la presse, M. Weimers s’inquiète de la réaction que pourraient avoir Trump et les membres de son administration face à un revers électoral lors des élections de mi-mandat.
Il souligne que certains conseillers du président l’ont exhorté à déclarer l’état d’urgence pendant la période électorale, une mesure qui s’accompagnerait d’une répression accrue contre les médias.
« Quand Trump regarde la Chine, il voit dans son contrôle total de l’information et sa propagande un modèle à imiter plutôt qu’un danger contre lequel se prémunir », a déclaré M. Weimers. « Et cela m’inquiète. D’autant plus que nous approchons d’une élection où Trump semble se sentir plus vulnérable et réagit donc en multipliant les attaques, comme il le fait toujours lorsqu’il se retrouve acculé au pied du mur. »
Dispatch
November 6, 2026
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November 6, 2026
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