octobre 1, 2025
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L'IA et la presse : le Canada à la croisée des chemins">
Artificial intelligence is reshaping journalism at a pace that demands caution and celerity in determining how it should be used.
Among the considerations, Canadian newsrooms must weigh the benefits of using AI-powered news gathering and content creation against the risks to accuracy, ethical considerations, and further eroding the trust of audiences.
AI delivers automation that can boost productivity through transcription, data analysis, and even story generation.
In an industry afflicted by an exodus of paid subscribers and a loss in advertising revenue, many newsrooms may be tempted to look to AI as a replacement for reporters, editors and producers who write, edit and produce the news we consume now.
News organizations must resist the temptation.
The Reuters Institute’s 2025 Digital News Report paints a sobering picture: trust in traditional media is waning, digital subscriptions are stagnating, and audiences are increasingly turning to social media and influencers for news.
AI-powered platforms are accelerating this shift, offering summaries and synthetic content that can divert traffic from publishers and muddy the waters of public discourse.
Furthermore, according to a recent report by the Canadian Centre for Policy Alternatives, most Canadians are in a state of constant news deprivation and 2.5M Canadians have almost no local news.
Can AI help fill these gaps? Possibly. There’s a glimmer of hope with a rise in independent digital outlets and a growing appetite for community-driven journalism.
But the audience must come first. Media outlets that ‘touch the grass’ by building relationships with people in the community and publishing news that serves the local public interest could restore trust in journalism at the grass roots level. T
Ethical guidelines must guide every deployment of AI in the newsrooms.
There are pitfalls to relying on AI, especially large language models that are vulnerable to creating false content, or “hallucinations.” Artificial General Intelligence models could be manipulated by bad actors to skew results.
AI must never replace the journalist’s judgment, especially in matters of accountability and evidence-based truth-telling.
News is a deadline business. The word deadline itself dates back to the American Civil War and referred to a boundary line around military prisons, beyond which prisoners were shot. It was adopted by the press to put a time boundary on the assignment at hand.
AI is reshaping that boundary at breakneck speed. Newsrooms must judiciously apply ethics and accountability to their “do-not-cross” line, or the outcome will be fatal.
As we stand at this crossroads, Canadian journalists, policymakers, and audiences must ask: What kind of press do we want in an AI-driven world? The answer will shape not just our modern media landscape, but our democracy itself.
L’intelligence artificielle transforme le journalisme à un rythme qui exige prudence et rapidité dans la détermination de son utilisation.
Parmi les considérations à prendre en compte, les salles de rédaction canadiennes doivent mettre en balance les avantages de l’utilisation de l’IA pour la collecte d’informations et la création de contenu avec les risques pour l’exactitude, les considérations éthiques et l’érosion supplémentaire de la confiance du public.
L’IA permet une automatisation qui peut stimuler la productivité grâce à la transcription, à l’analyse de données et même à la génération d’articles.
Le rapport 2025 Digital News Report de l’Institut Reuters dresse un tableau sombre : la confiance dans les médias traditionnels est en baisse. Dans un secteur touché par l’exode des abonnés payants et la perte de revenus publicitaires, de nombreuses rédactions pourraient être tentées de se tourner vers l’IA pour remplacer les journalistes, les rédacteurs et les producteurs qui écrivent, éditent et produisent les informations que nous consommons aujourd’hui.
Les organes de presse doivent résister à la tentation.
Le rapport 2025 Digital News Report du Reuters Institute dresse un tableau inquiétant : la confiance dans les médias traditionnels s’effrite, les abonnements numériques stagnent et le public se tourne de plus en plus vers les réseaux sociaux et les influenceurs pour s’informer.
Les plateformes basées sur l’IA accélèrent cette évolution en proposant des résumés et des contenus synthétiques qui peuvent détourner le trafic des éditeurs et brouiller le discours public.
De plus, selon un rapport récent du Centre canadien de politiques alternatives, la plupart des Canadiens sont en situation de privation constante d’informations et 2,5 millions d’entre eux n’ont pratiquement pas accès aux actualités locales.
L’IA peut-elle aider à combler ces lacunes? C’est possible. L’essor des médias numériques indépendants et l’engouement croissant pour le journalisme communautaire laissent entrevoir une lueur d’espoir.
Mais le public doit passer avant tout. Les médias qui « touchent le terrain » en nouant des relations avec les membres de la communauté et en publiant des informations qui servent l’intérêt public local pourraient restaurer la confiance dans le journalisme au niveau local.
Des directives éthiques doivent guider chaque déploiement de l’IA dans les salles de rédaction.
Il existe des pièges à éviter lorsqu’on s’appuie sur l’IA, en particulier les grands modèles linguistiques qui sont susceptibles de créer de faux contenus, ou « hallucinations ». Les modèles d’intelligence artificielle générale pourraient être manipulés par des acteurs malveillants afin de fausser les résultats.
L’IA ne doit jamais remplacer le jugement du journaliste, en particulier en matière de responsabilité et de recherche de la vérité fondée sur des preuves.
L’actualité est une activité soumise à des délais. Le mot « deadline » (délai) remonte à la guerre civile américaine et désignait une ligne de démarcation autour des prisons militaires, au-delà de laquelle les prisonniers étaient fusillés. Il a été adopté par la presse pour fixer une limite de temps à la mission en cours.
L’IA est en train de redessiner cette limite à une vitesse vertigineuse. Les salles de rédaction doivent appliquer judicieusement l’éthique et la responsabilité à leur ligne « à ne pas franchir », sinon les conséquences seront fatales.
À ce carrefour, les journalistes, les décideurs politiques et le public canadiens doivent se poser la question suivante : quel type de presse voulons-nous dans un monde régi par l’IA ? La réponse façonnera non seulement notre paysage médiatique moderne, mais aussi notre démocratie elle-même.
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